Week-end des 21 et 22 octobre dans l'Allier

Notre précédente sortie le 22 juillet, à Chamboeuf et à Chazelles/Lyon, fut escortée par les foudres de Jupiter; celle-ci fut accompagnée par le dieu Eole qui soufflait une fraîcheur venue du Nord et laissait planer d’inquiétants nuages noirs sur nos visites à Lapalisse et à Vichy.

 

De bon matin, nous nous promenâmes dans le charmant parc floral de Lapalisse, comptant plus de 95 essences et composé d'un jardin à la française et d'un jardin à l'anglaise séparé par des bassins en cascade alimentés par le bief de la rivière la Besbre.

 

A midi, des tables de bois accueillirent les multiples plats concoctés avec amour par nos participant(e)s. Ils furent partagés et  engloutis dans la joie, les rires et des bruits de bouchons bien sympathiques. Nous avions tous prévus une impressionnante quantité de nectar des Dieux, redoutant une pénurie de cette divine boisson dans la ville d’EAU de Vichy !

 

Au château de Lapalisse, à l’abri du courroux d’Eole, une guide affable nous fit découvrir les merveilles de son castel, habité depuis le XIIIème siècle par la même famille de Chabannes, descendante du Maréchal de La Palice qui, contrairement à la légende, n’était pas un plaisantin roucoulant des lapalissades.

 

Au château de Billy, forteresse médiévale dominant l’Allier, il n’était plus question de sauter la palissade, le chemin de ronde étroit et vertigineux incitait à la prudence. Sous une petite pluie intermittente, deux jeunes guides éclairées et intarissables sur leur sujet nous firent voyager aux temps des chevaliers et des guerres de religions. Un très bon moment, trop court hélas. Nous laissions aussi une très sympathique universitaire catalane (réfugiée sans doute ?) qui nous suivait de visite en visite et aurait bien terminé la soirée avec notre bande de joyeux drilles.

 

Au gîte du soir, « la Roque Foucault », nous fûmes accueillis par un canard particulièrement sympathique, voire un peu trop familier…. Les propriétaires, Robert, Anja, Jurgen, dans un dialecte franco-batave nous proposèrent de boire l’apéritif dans de profonds canapés, avant de nous servir un copieux et agréable repas arrosé de vins de qualité.

 

Le lendemain, après un sérieux petit déjeuner, nous suivîmes Denise qui ouvrit la route jusqu’à Vichy. Le jus d’orange du matin ne contenait pas, semble t’il, de produits euphorisants ? Pourtant, des chevaux assis regardèrent passer notre convoi… C’est ce qu’une de nos participantes crut voir. Mais après une sérieuse étude menée sur Internet, et photos à l’appui, le cheval assis n’est pas une particularité équestre vichyssoise ! Une façon comme une autre de nous faire avaler... la pastille…

 

Sur place, un guide très au fait de son sujet nous entraina dans les avenues de Vichy, les hôtels particuliers, les monuments, les thermes, aux styles art déco, art nouveau, orientaliste, éclectique.

 

Il nous raconta les croustillantes infidélités de Napoléon III, notre dernier Empereur, et nous instruisit sur les erreurs à éviter pour les époux ou épouses volages. L’impératrice Eugénie n’aurait pas, elle aussi, réussi à avaler la pastille, et, de colère, alla la sucer à Biarritz. Une visite menée tambour battant.

 

Il était temps de se restaurer : bon repas, personnel agréable et attentionné au Café des Arts. Après une balade digestive, toujours accompagnée d’Eole, au bord du lac d’Allier, dans un parc ombragé d’arbres vénérables, nous rentrâmes tranquillement à Saint-Marcellin.

 

Le 22 juillet 2017 : De la rose au chapeau

Chaude journée, ce 22 juillet, qui sentait fort l’orage. Le pique-nique risquait d’être mouillé. Une sympathique guide nous attendait à la Maison de la Rose à Chamboeuf. Elle nous invita à la suivre sous un soleil de plomb dans les ruelles-jardin de son beau village. Pas un coin de terre sans son rosier, des Meilland bien sûr !, Chamboeuf étant la patrie de cette illustre famille.

La chaleur de cet été avait hâté la floraison mais quelques roses épargnées laissaient suggérer les senteurs et la beauté du spectacle passé. Un jardinier de l’association " Chamboeuf - De Rose en Rose" répondait avec brio à nos nombreuses questions. Cette balade se termina à l’ombre des barnums. Après avoir longuement parcouru l’exposition qui nous contait l’histoire des Meilland, un apéritif et des mignardises à la rose clôtura la matinée.

La fraîcheur des arbres du parc fut la bienvenue pour le pique-nique qui suivit et chacun sortit, tables, couvertures, chaises, victuailles de toutes sortes et quelques indispensables nectars des dieux.

Jupiter, pas invité sans doute, roulant les tonneaux de Bacchus, nous montra son courroux. Trop tard, les convives repus venaient de lever le camp.

Chazelles-sur-Lyon et son musée du chapeau nous accueillirent. La chaleur orageuse et la moiteur du feutre chauffé nous rappela que des générations de Chazellois et Chazelloises suèrent ici dans le bruit et la poussière pour gagner difficilement leur vie. Ces hommes et ces femmes, dans ces conditions pénibles, créaient pourtant de petites merveilles qui coiffaient riches et pauvres à une époque où sortir sans chapeau était presque indécent.

Pendant notre visite, Jupiter nous avait suivi, déversant des torrents d’eau. Faute de bibis, nous prîmes nos parapluies pour courir nous engouffrer dans nos voitures, sans même avoir le temps de se dire "A la prochaine !"

La prochaine sortie, c’est le 21/22 octobre dans l’Allier, à Lapalisse et Vichy, qui, bien que ville d’eau, nous réservera, nous l’espérons, un ciel d’azur.

Le 20 mai 2017 : Une journée de détente dans le Roannais (Le Crozet - Ambierle)

Par un frais matin de printemps, entre nuages et soleil, notre sympathique association, forte de 19 participants, partit en direction du nord du département, vers le joli village du Crozet.

La guide nous attendait au pied du rempart où se trouvait autrefois le pont-levis. L'enceinte fortifiée encore bien présente et sa tour du Bec, protégeaient au temps jadis les nombreuses belles maisons à colombages des riches commerçants, avec leurs fenêtres à meneaux en pierre dorée.

Le village est classé village de caractère. Il mérite une visite approfondie car les deux heures passées avec la guide nous laissèrent sur notre faim. Nous aurions aimé entrer dans la maison du jurisconsulte forézien Jehan Papon, avec sa façade Renaissance aux briques vernissées, ses mystérieuses locutions latines inscrites dans la pierre qui signalait l'érudition du maître de maison.

Le petit musée de l'association des "Amis du vieux Crozet" nous renseigna davantage sur cette famille de juges et d'écrivains.

Midi arrivait. Une aire de camping-car nous accueillit avec ses tables et ses bancs. La fraicheur du vent fut vite oubliée, les tintements des verres, les victuailles, les rires et les conversations réchauffèrent l'ambiance.

En début d'après-midi nous étions attendus au musée Alice Taverne à Ambierle. La visite fut conduite par le maître des lieux, Robert Bouiller, qui nous fit partager le travail d'une femme, Alice Taverne, qui, tout au long de sa vie, dénicha, conserva les objets du passé pour en restituer l'histoire aux générations futures: toute la vie des pauvres et des bourgeois au XIX° Siècle sur deux étages et vingt-six pièces. Un vrai régal !  

 


Saint Marcellin Patrimoine Vivant

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