Sortie des 20 et 21 octobre 2018 à BIBRACTE -AUTUN


Depuis le mois de février, notre décision était prise. Le thème de la sortie d’automne porterait sur la période gallo-romaine : l’oppidum gaulois de Bibracte, capitale du peuple Eduen, et la ville d’Autun, l’Augustodunum romain. Deux sites voisins l’un de l’autre.

L’été n’en finissait pas et ce fut une belle aubaine, ce week-end du 20 au 21 octobre 2018.

En covoiturage, comme chaque année, nous nous retrouvâmes à midi à Bibracte, en pleine forêt du Morvan, sur le parking du musée dédié à la civilisation celtique.

Sur l’aire prévue et aménagée, le pique-nique fut joyeux. Le partage des mets et nectars des dieux, où la cervoise tiède ne trouva pas sa place, fut très apprécié sous le chaud soleil, à plus de 800m d’altitude.

Le guide nous attendait vers 13h30 pour une visite de 3h30 du site et du musée. Les nombreuses questions de nos érudits marcellinois nous firent craindre une prolongation de la visite… Ce ne fut pas le cas. Après une longue déambulation entre les hêtres multi-centenaires protégeant les mystérieux vestiges de Bibracte, la visite du musée fut réduite au rez de chaussée. Bonne raison : nous étions attendus à 18h par un œnologue dans un caveau de la ville d’Autun où certaines divines bouteilles cadenassées derrière des grilles nous firent saliver et rougir nos portes-monnaies. La dégustation fut intéressante et fort agréable. Le cœur léger, il était temps de nous rendre à notre gîte, à deux pas de là, pour recevoir la clef de nos chambres, propres et bien aménagées.

Après le repas, nos corps fatigués et nos esprits repus espéraient un repos bien mérité. Hélas, un groupe de jeunes « pétanqueurs » en décida autrement, criant et courant dans les couloirs. La pétanque n’est pas un sport adapté pour une jeunesse fougueuse ! Nous dûmes les faire taire. Les vieux cacochymes n’étant plus écoutés de nos jours, le vacarme continua jusqu’à 3h du matin…

Une nuit courte, un bon petit-déjeuner, bon pied, bon œil, un bus aux sièges moelleux nous promena autour des longs remparts romains de la ville d’Autun. Ce dimanche matin, notre guide ne nous laissa pas le loisir de poser des questions. Il avait toutes les réponses. Des remparts d’Auguste à la porte de Janus et à celle d’Arroux, du théâtre antique à la cathédrale médiévale, notre Cicérone nous quitta vers 12h30, les neurones enluminés de chapiteaux corinthiens et de Jérusalem céleste, et fascinés par sa brillante verve.

Dans un ancien couvent, doté d’un cadre magnifique, au détour d’un cloître apaisant, s’ouvrait un élégant restaurant où une table accueillante et des mets délicieux nous ravirent.

Nous ne pouvions pas quitter Autun sans essayer de résoudre l’énigme de la pyramide de Couhard qui n’était pas au programme de la visite du matin. Il semblerait que ce soit un cénotaphe. De curieuses tablettes magiques retrouvées par les archéologues ne font qu’épaissir le mystère. A défaut de soulever le voile d’Isis pour y découvrir ce secret, de là, le panorama sur la ville d’Autun suffît à nous enchanter.

Il était temps de partir retrouver notre beau village de St Marcellin !

 

Visite du vieux Lyon, le 10 juin 2018

 

Une appréciable éclaircie nous fut donnée ce dimanche 10 juin, entre deux semaines de pluies intenses, pour les 24 adhérents inscrits à cette sortie.

Nous voilà partis du village, en covoiturage comme à l’habitude, pour la ville de Lyon. Souvent chacun traverse cette ville sans trop s’attarder. Là, nous avons joué les touristes.

 

Sur la place Bellecour, à l’office de tourisme, une guide expérimentée, à l’accent autrichien, nous emmena de la Presqu’île aux vieux quartiers. Après avoir découvert l'Hôtel Dieu rénové, nous avons déambulé de Lugdunum, la ville gauloise du dieu Lug le lumineux, à la ville lumière du XIXème siècle et de nos jours, en passant par la cité des lumières de la Renaissance surnommée en ces temps : Myrelingue la Brumeuse. On y parlait toutes les langues et surtout on savait les écrire pour en faire des livres. Les nombreux ouvrages rares et précieux étaient imprimés à Lyon par les maîtres de l’art dès les premiers balbutiements de l’imprimerie. Le savoir n’était pas à la portée de toutes les bourses; un livre pouvait coûter le prix d’une maison.

 

Les riches banquiers lyonnais, originaires d’Italie, laissèrent l’empreinte de leur nostalgie toscane dans l’architecture de leurs maisons, modestes côté rue, éclatantes côté cour. Ces hôtels particuliers se ressemblent mais on ne s’en lasse pas.

Le repas fut pris dans un troquet en bord de Saône, face à la colline de Fourvière. Descendants sans doute des banquiers lyonnais et peut-être encore traumatisés par la banqueroute de Law, les gargotiers de la cité n’acceptent pas les chèques et préfèrent les écus sonnants et trébuchants. Ce qui sema un début de révolte chez les braves Gagas que nous sommes.

 

L’après-midi fut plus douce. Bercés par le murmure des hautes eaux de la Saône et celui de l’agréable guide, le bateau nous emmena jusqu’à l’île Barbe, lieu médiéval charmant, noyé dans la verdure. Un brin de nostalgie essuya une larme à l’œil de certains d’entre nous, redécouvrant 50 ans plus tard leurs écoles et les souvenirs de leur jeunesse.

Une petite anecdote sur le lien entre Saint-Marcellin, une certaine Catherine de Mazenod, et le domaine de la Pardieu, contée par Suzanne, clôtura une journée amicale bien occupée.

 

 

Saint Marcellin Patrimoine Vivant

1 rue d'Outre l'Eau

42680 Saint Marcellin en Forez