Sortie de mai 2019 en Haute-Loire (Polignac et Saint-Vidal)

Ce dimanche 19 mai, le soleil n’était pas au rendez-vous; et pourtant, 19 personnes bravèrent les intempéries.

Au village de Polignac, après une réconfortante boisson chaude accompagnée d’une savoureuse brioche, notre guide nous invita à grimper jusqu’à la forteresse. Le château de Polignac, ses ruines de bâtiments médiévaux et son fier donjon, nous accueillit avec vent et pluie sur son dyke de basalte.

La visite, d’une exceptionnelle qualité, nous fit oublier les caprices de cette météo hivernale.

Du sport, beaucoup de sport pour récupérer nos paniers-repas, restés dans les voitures garées au pied de la forteresse, et escalader à nouveau les pentes raides du bastion des « Rois du Velay ». Un abri médiéval équipé de tables et de bancs fut le bienvenu pour abriter notre pique-nique, qui se passa comme d’habitude dans la convivialité, le partage, la verve et l’humour.

L’après-midi, le château de Saint-Vidal nous attendait dans la fraicheur, majestueux, inquiétant avec ses pierres noires, ses archères canonnières béantes toujours prêtes à en découdre avec le bon roi Henri IV.

La visite fut plus décevante, peut-être à cause d’une extinction de voix de notre jeune guide. Visite qui se termina par les jardins en cours d’aménagement.

Les propriétaires semblent avoir un objectif différent de ceux de Polignac. Leur but est avant tout d’amuser le public. Mais toutes les raisons sont bonnes quand la sauvegarde du patrimoine est en jeu.

L’heure du thé passait déjà ; des fauteuils et des canapés nous tendirent les bras dans un estaminet agréablement chauffé de Craponne sur Arzon pour une dernière collation, des breuvages chauds et réconfortants.

En conclusion : Comme d’habitude, notre chère petite troupe brava la tempête pour passer un agréable moment ensemble.

 

Sortie des 20 et 21 octobre 2018 à BIBRACTE -AUTUN


Depuis le mois de février, notre décision était prise. Le thème de la sortie d’automne porterait sur la période gallo-romaine : l’oppidum gaulois de Bibracte, capitale du peuple Eduen, et la ville d’Autun, l’Augustodunum romain. Deux sites voisins l’un de l’autre.

L’été n’en finissait pas et ce fut une belle aubaine, ce week-end du 20 au 21 octobre 2018.

En covoiturage, comme chaque année, nous nous retrouvâmes à midi à Bibracte, en pleine forêt du Morvan, sur le parking du musée dédié à la civilisation celtique.

Sur l’aire prévue et aménagée, le pique-nique fut joyeux. Le partage des mets et nectars des dieux, où la cervoise tiède ne trouva pas sa place, fut très apprécié sous le chaud soleil, à plus de 800m d’altitude.

Le guide nous attendait vers 13h30 pour une visite de 3h30 du site et du musée. Les nombreuses questions de nos érudits marcellinois nous firent craindre une prolongation de la visite… Ce ne fut pas le cas. Après une longue déambulation entre les hêtres multi-centenaires protégeant les mystérieux vestiges de Bibracte, la visite du musée fut réduite au rez de chaussée. Bonne raison : nous étions attendus à 18h par un œnologue dans un caveau de la ville d’Autun où certaines divines bouteilles cadenassées derrière des grilles nous firent saliver et rougir nos portes-monnaies. La dégustation fut intéressante et fort agréable. Le cœur léger, il était temps de nous rendre à notre gîte, à deux pas de là, pour recevoir la clef de nos chambres, propres et bien aménagées.

Après le repas, nos corps fatigués et nos esprits repus espéraient un repos bien mérité. Hélas, un groupe de jeunes « pétanqueurs » en décida autrement, criant et courant dans les couloirs. La pétanque n’est pas un sport adapté pour une jeunesse fougueuse ! Nous dûmes les faire taire. Les vieux cacochymes n’étant plus écoutés de nos jours, le vacarme continua jusqu’à 3h du matin…

Une nuit courte, un bon petit-déjeuner, bon pied, bon œil, un bus aux sièges moelleux nous promena autour des longs remparts romains de la ville d’Autun. Ce dimanche matin, notre guide ne nous laissa pas le loisir de poser des questions. Il avait toutes les réponses. Des remparts d’Auguste à la porte de Janus et à celle d’Arroux, du théâtre antique à la cathédrale médiévale, notre Cicérone nous quitta vers 12h30, les neurones enluminés de chapiteaux corinthiens et de Jérusalem céleste, et fascinés par sa brillante verve.

Dans un ancien couvent, doté d’un cadre magnifique, au détour d’un cloître apaisant, s’ouvrait un élégant restaurant où une table accueillante et des mets délicieux nous ravirent.

Nous ne pouvions pas quitter Autun sans essayer de résoudre l’énigme de la pyramide de Couhard qui n’était pas au programme de la visite du matin. Il semblerait que ce soit un cénotaphe. De curieuses tablettes magiques retrouvées par les archéologues ne font qu’épaissir le mystère. A défaut de soulever le voile d’Isis pour y découvrir ce secret, de là, le panorama sur la ville d’Autun suffît à nous enchanter.

Il était temps de partir retrouver notre beau village de St Marcellin !

 

Saint Marcellin Patrimoine Vivant

1 rue d'Outre l'Eau

42680 Saint Marcellin en Forez